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Friday, 07 September 2007 22:59 |
 Calcutta au mois de juillet. Une mousson d’une rare intensité…Cette année, la mousson en Asie a été particulièrement importante, faisant déborder les bords du Gange, du Brahmapoutre et de centaines d’autre fleuves qui traversent l’Inde et le Bangladesh. Elle frappe chaque année de juin à septembre. Les eaux ont cette année inondés plusieurs régions, privant de leurs toits ou coupant du reste du monde plus de 19 millions de personnes, sans soins et nourritures.
Les hôpitaux ont peiné à traiter l’afflux de patients souffrant de maladies propagées par l’eau. Disposant de médicaments et de moyens très limités, les travailleurs humanitaires et les services de santé ont travaillé 24 heures sur 24 pour soigner et nourrir les réfugiés. De nombreuses personnes ont, suite à ces inondations, souffert de diarrhée, de dysenterie et de fièvres et l’Etat a signalé l’apparition de paludisme. La mousson tire son nom du mot arabe mausin qui signifie saison. Elle se caractérise par l’arrivée de masses d’air humides entraînant de fortes précipitations. Les moussons se développent en raison des caractères changeants de la pression atmosphérique provoqué par le taux de réchauffement et de refroidissement varié des masses terrestres.
La mousson est à la fois attendue avec impatience et bienveillance puisqu’elle irrigue les terres mais elle devient malfaisante lorsqu’elle noie des régions entières. Elle est très importante puisque si elle n’arrive pas, trop tard ou trop forte, les conséquences économiques et humaines sont dramatiques.
Depuis des siècles, la mousson reste une perpétuelle surprise dans sa durée et sa violence. Même si la technologie moderne fait que la mousson soit mieux comprise, elle ne peut malheureusement encore être pleinement prévue par avance. Quelques signes précoces ont toutefois été découverts, comme par exemple un enneigement important sur l’Himalaya ou les années à phénomène El Niño favoriseraient une mousson moins importante.
Article du bulletin 2007/3 de Calcutta Espoir |