Rechercher

DANS LE MONDE ET… À CALCUTTA

« L’humanité peut être fière de son personnel soignant

partout sur terre, mais nous sommes d’autant plus fiers de ce

qui est réalisé à Calcutta dans cette période compliquée

et dans des conditions si difficiles. »


Alors que la course folle de notre monde a transporté l’humanité entière au

bord du gouffre, nous pouvons prendre le temps de reprendre notre souffle,

même si rien n’est définitivement terminé.

En Suisse et dans une multitude de pays, nous prenons conscience que nous

avons frôlé la catastrophe… Nous avons enfin pu faire un pas en arrière

pour nous éloigner du précipice, même si nous restons encore proches d’une

certaine forme de vide.

Il y a quelques semaines, pour la toute première fois, nous avons été confrontés

à l’éventualité de ne pas être secourus, soignés, sauvés tant les hôpitaux

marquaient leur saturation dans l’accueil des patients. Ce qui pour nous est

une évidence, revêtait soudain l’habit d’une chance. Tout proche, en Italie, en

France, les patients ne pouvaient plus être secourus et mourraient faute de

soins. La Suisse allait inexorablement suivre la même voie.

Les magasins de denrées alimentaires étaient pris d’assaut et voyaient leurs

rayons se faire dévaliser. Nous allions manquer de quoi survivre…

Des centaines de personnes ont commencé à mourir en Suisse aussi et beaucoup

ont souffert. Mais la fin de notre monde n’a pas eu lieu et des petits

miracles ont pu voir le jour grâce au personnel soignant et aux autorités de

notre pays.




Lorsque l’on vit dans un bidonville de Calcutta dans un abri fait de tôles et

de cartons, qu’on a un travail journalier et précaire, que l’on possède juste

assez de nourriture pour quelques jours et que sa clinique de soins gratuits

se trouve sur un bout de trottoir à l’autre bout de la ville… les choses sont à

nouveau bien plus injustes et difficiles à l’arrivée du COVID. Le même cataclysme

que celui vécu partout sur la planète s’additionne à l’exercice bien

difficile d’une souffrance déjà quotidienne.</